The Closer de James Duff (USA - 2005)
Casting : Kyra Sedgwick, J.K. Simmons, Corey Reynolds, Robert Gossett, G.W. Bailey, Tony Denison, Michael Paul Chan, Raymond Cruz, Phillip P. Keene, Jon Tenney
Synopsis : Brenda Leigh Johnson, une enquêtrice formée au cœur de la CIA, débarque tout droit d'Atlanta pour diriger, à titre de chef-adjoint, une unité spéciale de la police de Los Angeles chargée d'enquêter sur des homicides classés comme "prioritaires" étant donné qu'ils impliquent le plus souvent membres de gangs, mafieux, passeurs de clandestins, vedettes de l'industrie du cinéma et autres personnalités locales. Même si elle est parfois un peu casse-pieds et stricte dans ses méthodes, elle n'a pas son pareil pour obtenir la vérité et confondre les coupables. Son exubérance et son enthousiasme cachent mal une colère perpétuelle, doublée d'une humeur constamment mauvaise et d'un stress maladif à l'extrême.
Cela va bientôt faire deux ans que je suis la diffusion américaine d’une série que personne ne regarde et que j’en suis paradoxalement très, très contente. Entre deux visionnages de MI :5 (spooks in GB) grâce à laquelle je tente de m’habituer à ce magnifique accent british que je vais avoir la joie d’entendre tous les jours à l’université d’été d’Oxford, j’ai donc regardé Brenda investir ses nouveaux quartiers tout en exposant ses angoisses et ses faiblesses, eating the pain away with chocolate cakes and fruity candies en annonçant une saison riche en rebondissements, sous le signe de, dixit Kyra Sedgwick, l’attraction.
Et qu’est-ce que ça donne ?
Tout d’abord « The Big Bang » nous offre un casefile plutôt bien construit avec des suspects qui s’enchaînent, et surtout, beaucoup, beaucoup de scènes tragi-comiques à la Brenda Lee Johnson ; comme celle de « SALT !!! » qui restera probablement la scène de l’épisode ou encore les multiples crises existentielles liées au nouvel écran de la salle de conférence qui monte et qui descend tout seul, aux cartons qu’elle refuse de sortir de chez elle dans l’espoir insensé de retourner aux anciens bureaux ou encore aux salles d’interrogatoires appelées « hard interrogation rooms » qui, selon cet ex-agent de la CIA font trop peur aux suspects. “I said adapt to the building Brenda, not adapt the huilding to you!” crie Pope, exaspéré.
Dans cet épisode, Brenda fait en effet face à de véritables doutes par rapport à ses capacités de « Closer » ne parvenant pas, comme à son habitude à faire craquer ses suspects. Elle met, comme toujours, la faute sur son environnement hostile, les nouveaux bureaux des majors crimes n’étant pas vraiment adaptés à son horreur du changement (à Los Angeles, les bureaux de police ont changé d’emplacement récemment. Pour que la série colle, les scénaristes en ont donc aussi profité pour changer de set pour le plus grand malheur de Brenda). Pope l’en accuse pour finalement la laisser découvrir, après qu’elle soit finalement parvenue à clore son affaire, dans ses nouveaux bureaux, avec ses vieilles friandises, que ce nouveau QG est en réalité ce qu’il espère être son nouveau QG puisqu’il s’attend à prendre la place du directeur en place d’ici quelques mois. Tout comme nous avions peur que le « talent » de Greg H. s’évapore avec la Vicodin, elle s’inquiète tout simplement d’avoir perdu son pouvoir avec ses bureaux. Ce genre de situations, bien qu’étant très communes dans les séries télévisées sont toujours intéressantes car elles montrent parfaitement la vulnérabilité des personnages. Nous avons toujours Brenda forte et posée dans son travail mais quasiment hystérique dans sa vie personnelle. Que se passerait-il si elle perdait aussi sa mesure dans la première ? De plus, la constatation amère de l’avocat « you’re supposed to be one of the greatest liars of all times and that’s the best you can come up with » ne fait que rajouter une couche au malaise ambiant. Finalement, Brenda finit cependant et comme toujours par obtenir un aveu et comprend bien que ce qu’elle est n’est pas le fruit de ses bureaux. L’honneur est sauf mais j’avoue avoir trouvé cette petite parenthèse intéressante. Change is scenery.
L’attraction, quant à elle, est bien là, avec les histoires d’amants et de maîtresses qui bien que vieille de mille ans ravive toujours la bien connue flamme du crime passionnel. Sur le plan amoureux d’ailleurs, notre ex-agent de la CIA reste égale à elle-même face à Fritzie (le mec idéal de la mort qui tue) : « I would never blame the other woman, you’d be responsible a 100% ». Elle est toujours celle restera capable de déclarer droit dans les yeux « I’d like to say how sorry I am that I was unable to ignore your general level of incompetence » sans se sentir coupable et il sera toujours son adjuvant, celui qui est capable de la supporter contre vents et marrées et qui, finalement l’aide à comprendre que son suspect ne peut avoir tué sa victime en se mettant à la place du mari trompé. Son désir d’avoir des enfants de l’année dernière et l’hostilité qu’il lui avait témoignée lorsqu’il avait été forcé de refuser une promotion pour elle semblent bien derrière eux et le partenariat est toujours bien en place. Le lapsus « Will » versus « Chief Pope » est, par ailleurs, toujours intriguant et on ne sait pas très bien pour qui elle se rattrape : ses subordonnés ou Fritz ?
Enfin, au niveau de la suite de la saison (que je devrais visionner en août puisque je doute pouvoir le faire à Oxford) j’aimerais qu’elle soit aussi drôle que ce premier épisode qui m’a tout de même fait exploser de rire plus d’une fois. J’aimerais aussi voir Brenda être soumise à la tentation avec quelqu’un d’autre que « le mec idéal de la mort qui tue » juste pour voir comment elle résout ce genre de situation. Et peut être aussi le retour de l’avocat serial killer des saisons dernières. En tout cas, cet épisode m’a vraiment donné envie de voir ce qu’elle donnera.

